Suivant arrêté du Comité d’Instruction publique en date du 1er jour complémentaire an II (17 septembre 1794), le Magasin de musique eut à fournir 17'000 exemplaires de l’édition d, pour être distribués à la Convention, aux citoyens et aux quatorze armées de la République, à raison de 1'000 chacune. (Arch. Nat. AF II* 32 et F17 1291.)
Ce choeur fut chanté à la fête de la cinquième sans-culottide (21 septembre 1794), célébrée à l’occasion des victoires des armées de la République et de la translation des cendres de Marat au Panthéon. (Journal de Paris du 21 vendémiaire an III; Affiches … du 25.)
La mention portée au titre de l’édition e: “Chanté dans le jardin national des Tuileries, le 1er vendémiaire an II, époque de l’anniversaire de la fondation de la République”, est donc erronée.
Le mémoire des dépenses, pour l’audition du 21 septembre 1794, comprend des parties copiées de flûtes, clarinettes, cors, trompettes, bassons, serpent, contrebasses, cymbales, tambour turc. (Arch. Nat. F17 1291).)
Cette oeuvre est du type à strophes répétées alternativement et à l’unisson sur le même motif par les voix diverses, avec refrain en choeur.
Si elle est peu originale sous le rapport de la mélodie, elle est remarquable par le mouvement et la plénitude de l’harmonie.
Citons l’emploi simultané de cors et trompettes de tonalités différentes qui se généralisa par la suite.