François-Joseph Fétis naquit à Mons, en Belgique, en 1784.
A neuf ans, il était organiste dans cette ville, étudia en 1800, à Paris, parcourut pendant quelques années l’Allemagne et l’Italie et fut nommé organiste et professeur de musique à Douay.
En 1818, il obtint la place de professeur au Conservatoire de Paris, y ouvrit des cours publics et gratuits pour l’histoire et la philosophie de la musique, et entreprit des “concerts historiques.”
Par une telle activité et par le journal “Revue musicale” qu’il fonda, en 1827, il devint bientôt une autorité classique et réussit à élever le goût et les connaissances musicales en général, et à faire apprécier, en France, les chefs-d’oeuvres des autres pays.
Vers la fin de 1832, il accepta les fonctions de maître de chapelle du roi, et de directeur du Conservatoire, à Bruxelles, où il mourut en 1871.
Sous sa direction, cette école parvint à un haut degré de prospérité.
Ses compositions: 7 opéras, des motets, des messes, des sonates et des oeuvres pour la musique instrumentale sont moins connue; mais ses nombreux ouvrages d’histoire et de théorie comme: la Biographie universelle des musiciens, le Traité de chant en choeur, la Science de l’organiste, la Philosophie générale de la musique, sont hautement appréciés dans tous les pays.